Demander à un client d'installer une application pour gagner un tampon, c'est lui demander de faire, debout devant ta caisse, quelque chose qu'il ne ferait pas assis chez lui. La chaîne complète est : ouvrir la boutique d'applications, trouver la bonne, télécharger plusieurs dizaines de mégaoctets, ouvrir, créer un compte, choisir un mot de passe, confirmer une adresse. Il y a une file derrière lui.
La carte de fidélité Kanz s'ajoute à Apple Wallet ou Google Wallet. Il n'y a rien à installer, rien à créer, aucun mot de passe. Le client scanne un code, donne son numéro, et la carte est dans son téléphone.
Un laissez-passer n'a aucune permission, par construction
C'est l'argument que la plupart des gens ne connaissent pas et c'est le plus solide.
Une application installée peut demander l'accès à ta position, à tes contacts, à tes
photos, aux notifications, à l'appareil photo. Elle peut le demander plus tard, après la
mise à jour que personne ne lit. Un laissez-passer de portefeuille ne le peut pas : ce
n'est pas une application, c'est un objet de données au format standard des deux systèmes,
un storeCard chez Apple et une
carte de fidélité chez Google.
Il n'a pas de code à exécuter, donc il n'a rien à demander.
Ce n'est donc pas une promesse de la part de Kanz, c'est une propriété du format. La différence entre les deux compte : une promesse tient tant que personne ne change d'avis, une propriété du format tient parce qu'il n'existe aucune manière de faire autrement.
Ce que le client donne, et ce qu'on ne lui demande jamais
Un numéro de téléphone. C'est le seul champ obligatoire.
Le prénom, l'adresse e-mail et l'anniversaire sont facultatifs, et l'anniversaire se limite au jour et au mois. L'année de naissance n'est jamais demandée et n'est jamais stockée, parce qu'elle ne sert à rien pour souhaiter un anniversaire et qu'elle est une des données les plus sensibles qu'on puisse collecter sans y penser.
Une page d'inscription qui tient en un champ se remplit au comptoir. Une page qui en demande six se remplit chez soi, c'est-à-dire jamais.
Pourquoi le scan est rapide
Le code imprimé sur la carte est signé. Il contient l'identifiant du commerce, celui du client, et une signature que seul ton serveur peut produire :
KANZ1.<ton commerce>.<le client>.<signature>
L'intérêt est très concret au comptoir. Le scanner peut vérifier que le code est authentique sans interroger de base de données pour ça, donc l'opération ne dépend pas de la qualité de la connexion du téléphone qui scanne. La cible tenue par le produit est de moins de deux secondes entre le code et le tampon, et une file d'attente ne doit jamais attendre un chargement.
Un code signé a une deuxième vertu : il ne se recopie pas utilement. Une capture d'écran du code d'un autre client ne devient pas un tampon, parce que la signature désigne une personne précise chez un commerce précis.
Et les téléphones sans portefeuille
Il en reste, et ils ne doivent pas se heurter à une porte fermée.
Le client reçoit alors un simple lien qui s'ouvre dans son navigateur. Sa carte y vit, ses tampons s'y comptent, et il peut la garder en favori ou sur son écran d'accueil. C'est moins pratique qu'une carte dans le portefeuille, et c'est infiniment mieux que « votre téléphone n'est pas compatible » pendant que la personne derrière ajoute la sienne en deux secondes.
Ce qui, du côté du commerce, demande quand même un appareil
Il faut être honnête sur l'asymétrie : c'est le client qui n'a rien à installer, pas toi.
De ton côté il faut un appareil qui lit un code, c'est-à-dire un téléphone. L'outil de scan s'ouvre dans le navigateur et s'ajoute à l'écran d'accueil, donc il n'y a pas non plus d'application à télécharger, mais il faut un téléphone chargé au comptoir et une personne qui sait s'en servir. C'est le prix d'entrée réel, et il vaut mieux le savoir avant que le jour où la file s'allonge.
Le test simple
Compte le nombre de gestes entre « je veux bien » et « c'est fait ». Trois, chez Kanz : scanner, taper un numéro, ajouter la carte. Chaque geste supplémentaire coûte une partie des inscriptions, et cette partie n'est pas répartie au hasard : ce sont les clients les plus pressés qui abandonnent, et les clients les plus pressés sont souvent les plus réguliers.
Le fonctionnement complet, du premier scan à la récompense, est décrit ici.