WhatsApp ne bannit pas les messages commerciaux. Il bannit les comptes qui se comportent comme un logiciel : des rafales, des textes identiques au caractère près, des envois instantanés sans temps de frappe, des messages à 3 heures du matin, et un compte tout neuf qui envoie trois cents messages le jour de son installation. Ce qui protège ton numéro, ce n'est pas le contenu de tes messages, c'est leur rythme.
Ça vaut la peine d'être dit franchement parce que la conséquence n'est pas une intégration qui tombe en panne. C'est le numéro sur lequel ton commerce tourne, celui qui est sur ta devanture et dans le téléphone de tes clients, qui disparaît. Il n'y a pas de service client, pas de procédure d'appel qui marche de façon fiable, et pas de deuxième chance.
Ce que Kanz fait entre deux messages
Il attend. Chaque envoi est séparé du précédent par une pause qui n'est jamais la même deux fois, et la file s'interrompt régulièrement pour souffler plus longuement. Un numéro fraîchement relié part encore plus lentement que ça, et gagne son rythme sur sa première semaine plutôt que le premier jour.
Les valeurs exactes ne sont pas publiées, et l'absence est volontaire. Une grille de cadences précises se lit dans les deux sens : elle rassure le commerçant honnête et elle sert de mode d'emploi à celui qui veut envoyer en masse depuis un numéro personnel. Ce qui te concerne tient en une phrase, et elle est vraie quel que soit ton plan : la cadence réelle vers tes clients se compte en quelques messages par minute au mieux, et rien de ce que tu règles ne la relève.
L'écart entre deux messages est tiré au hasard plutôt que fixé. Un intervalle régulier est plus facile à reconnaître qu'un intervalle long : une machine qui envoie à intervalle constant est une machine, alors qu'une personne qui répond à ses messages laisse des trous inégaux. C'est la variation qui compte, pas la lenteur.
Un envoi à la fois, par commerce
L'envoi est sérialisé par commerce. Chaque commerce a sa propre session, nommée avec son identifiant et jamais partagée, et deux relances lancées en même temps ne peuvent pas s'entrelacer en une rafale. Sans ça, deux campagnes correctes prises séparément produisent ensemble exactement le comportement qui fait tomber un compte.
Les trois choses que Kanz refuse de faire
Pas de groupes. L'adresse d'un groupe WhatsApp se termine par @g.us, et la fonction
qui construit un destinataire lève une erreur quand elle en voit une. Il n'y a pas de
réglage pour l'autoriser.
Pas d'envoi en masse. La passerelle utilisée expose bien une fonction d'envoi groupé. Kanz ne s'en sert pas, pour deux raisons : sa cadence par défaut est plus agressive que la nôtre, et un envoi groupé ne laisse pas une ligne par destinataire, donc plus personne ne sait qui a reçu quoi.
Pas de nouvel essai automatique. Quand un envoi expire, on ne sait pas s'il est arrivé. Réessayer à l'aveugle, c'est envoyer deux fois le même message à la même personne, ce qui est à la fois la meilleure façon de l'agacer et un comportement typiquement automatique. L'envoi est marqué en échec et il attend une décision.
Le rythme n'est que le plancher
Tout ce qui précède est en dessous de tes propres règles, pas à la place. Par défaut, Kanz ne contacte pas la même personne plus de 2 fois sur 30 jours glissants, n'envoie pas plus de 50 messages par jour, et n'envoie qu'entre 10 h et 21 h sur l'heure locale de ton commerce.
Ces trois nombres-là sont les tiens : ils sont écrits dans ton panneau, tu les vois, tu les changes. Ce sont des promesses faites à tes clients, pas des réglages techniques.
Tu peux les relever, dans des limites : au maximum 10 contacts par personne et par mois, et 500 envois par jour. Ces bornes ne sont pas de la prudence décorative. Un commerçant qui règle 5 000 envois par jour perd son numéro, perd son canal, et le reproche au logiciel. Un plafond que le produit refuse de dépasser est une position plus honnête qu'un champ libre accompagné d'un avertissement.
Et sous tes 500, il reste un mur que tu ne peux pas déplacer. La couche de cadence n'a pas de case à cocher, elle n'apparaît nulle part dans les réglages, et même avec le plan le plus généreux un commerce ne peut pas pousser une session récente au-delà de sa montée en charge.
Le meilleur message WhatsApp est souvent une carte mise à jour
Une mise à jour de carte dans le portefeuille du client ne coûte aucun crédit et ne présente aucun risque de bannissement, parce qu'elle ne passe par aucune messagerie. Un WhatsApp coûte 1 crédit, un e-mail 0,2. Quand une mise à jour de carte suffit à dire ce que tu as à dire, c'est elle qu'il faut envoyer, et c'est-ce que Kanz propose en premier.
C'est aussi pour ça que la structure des prix est celle-là. Le détail est sur la page des tarifs, et le fonctionnement de la carte dans le portefeuille est décrit dans cet article.
Si ton numéro est quand même restreint
Ça arrive, et il faut savoir quoi faire avant que ça arrive. La session passe dans un état « banni », les envois s'arrêtent pour ce commerce, et personne ne recrée automatiquement une session sur un autre numéro : c'est comme ça qu'un bannissement devient deux. La suite se passe sur l'e-mail et sur les cartes du portefeuille, qui n'ont jamais dépendu de WhatsApp.
La règle simple à retenir, si tu ne dois en retenir qu'une : un canal qui appartient à quelqu'un d'autre peut te être retiré du jour au lendemain, et une carte qui vit dans le portefeuille de ton client ne le peut pas.