À l'endroit où le client a déjà les mains libres et trente secondes devant lui : le comptoir où il paie, la table où il attend, le sachet qu'il emporte. Pas sur la porte d'entrée.
Sur la porte, il marche. Il ne s'arrête pas pour sortir son téléphone, et s'il s'arrêtait il bloquerait l'entrée. Le seul moment de la visite où quelqu'un a une main libre et une raison de patienter est le moment du paiement, et c'est le seul endroit qui compte vraiment.
Les quatre formats, et à quoi chacun sert
Kanz génère le PDF dans ton navigateur, aux dimensions réelles, prêt à imprimer.
| Format | Page | Pour quoi |
|---|---|---|
| A5 | 148 × 210 mm | L'affiche du comptoir, visible depuis la file |
| A6 | 105 × 148 mm | Le chevalet de table, ou le petit cadre à côté de la caisse |
| Planche d'autocollants | A4, 18 vignettes de 60 × 42 mm | Sur les sachets, les boîtes, les tickets |
| Chevalet deux faces | A4, deux panneaux de 180 × 128 mm | Se plie et tient debout sur une table |
La planche d'autocollants est celle qu'on sous-estime. Dix-huit vignettes par page, avec les repères de découpe imprimés, c'est dix-huit occasions qui partent avec le client au lieu de l'attendre au comptoir. Un autocollant sur un sachet est lu chez lui, au calme, ce qui est exactement le contexte où quelqu'un accepte d'ajouter une carte.
Le chevalet a un détail que personne ne remarque et qui compte : le panneau du haut est imprimé à l'envers. Une fois la feuille pliée sur son trait, les deux faces se lisent à l'endroit. Un chevalet dont le dos est la tête en bas est un chevalet qu'on retourne contre le mur.
Le QR lui-même
Deux choses valent la peine d'être sues avant d'imprimer quoi que ce soit.
Laisse la marge blanche autour du code. Elle a l'air d'être du vide décoratif et c'est une partie du code : sans elle, un téléphone ne trouve pas les bords et ne lit rien. Le PDF la réserve tout seul, mais si tu recadres l'image dans un logiciel de retouche pour la faire tenir quelque part, c'est la première chose que tu vas rogner.
Imprime depuis le PDF, pas depuis une capture d'écran. L'affiche est dessinée en pleine résolution pour l'impression, alors qu'une capture d'écran a la définition de ton écran. À la taille d'une A5 la différence se voit, et un code imprimé flou se scanne mal quand la lumière est mauvaise, c'est-à-dire dans la moitié des commerces.
Le code, lui, est tolérant aux dégâts par construction : il reste lisible avec une partie de sa surface abîmée. C'est une bonne nouvelle pour un autocollant sur un sachet, et ce n'est pas une raison pour le coller à l'endroit où les doigts se posent.
Ce que tu peux enfin mesurer
C'est la partie nouvelle, et elle change la façon dont on choisit un format.
Chaque lien imprimé compte ses ouvertures et ses inscriptions, par format. Tu vois donc, en face de chaque support, combien de personnes l'ont ouvert et combien sont réellement allées au bout. Chaque chiffre vient d'une ligne enregistrée, pas d'une estimation.
Ce qui permet de trancher des questions qui se discutaient jusqu'ici à l'intuition. Est-ce que l'autocollant sur le sachet marche mieux que l'affiche du comptoir ? Ça dépend entièrement de ton commerce, et maintenant la réponse est dans ton panneau plutôt que dans un article de blog, y compris celui-ci.
Une réserve honnête sur ce point : le QR général, celui de l'affiche standard et du lien de ta bio, compte les ouvertures de page et les inscriptions, mais pas les scans en tant que tels. Les liens de campagne, eux, comptent les deux. Si tu veux comparer deux supports proprement, donne un lien de campagne à chacun.
Combien d'exemplaires
Moins que tu ne crois, à plus d'endroits que tu ne crois.
Un commerce qui couvre son mur de la même affiche répétée six fois n'obtient pas six fois plus d'inscriptions : la deuxième affiche est déjà invisible. Ce qui marche est un support par moment de la visite. Un à la caisse, un sur la table, un sur ce que le client emporte. Trois moments différents, trois occasions réelles.
Et remplace l'affiche du comptoir quand elle est abîmée. Une affiche cornée et jaunie dit au client que le programme n'est plus suivi, ce qui est une information, juste pas celle que tu voulais donner.
Ce que le support ne peut pas réparer
Si personne ne scanne, le problème n'est presque jamais l'affiche.
C'est soit que personne ne dit rien au comptoir, et une phrase de la part de la personne qui encaisse vaut plus que n'importe quel format d'impression ; soit que la récompense n'intéresse pas, et c'est un problème de nombre de tampons et de valeur, pas d'impression.
Le format compte à la marge. Ce qui compte au centre, c'est qu'on en parle.